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Il y a 3 sortes de mercenaires : la chair à canon, les combattants et les spécialistes. (Les centres de recrutement russes n’utilisent pas ces termes, mais le sens est le même).

Le besoin de spécialistes se fait de plus en plus sentir avec les progrès techniques en matière d’armement, mais former des conducteurs de tanks, des artilleurs régleurs, des snipers, des poseurs de mines et des sapeurs nécessite plus d’un mois. Et cela, dans le meilleur des cas, si « l’étudiant » a déjà quelques notions de math, de physique ou de chimie et un niveau intellectuel suffisant. On peut évidemment, grâce à un programme accéléré, transformer en régleur de tir n’importe quel habitant du Donbass qui sait compter jusqu’à cent, mais il ne faut pas s’étonner alors s’il rate sa cible de deux kilomètres ou plus.

Les candidats les plus recherchés ne sont pas les conducteurs de chars ou les artilleurs, mais les techniciens en transmission et les commandants.

Si l’on distribue une radio à tous les terroristes, le résultat est inévitable : ils encombrent les ondes de cris et de grossièretés en se coupant la parole. Il est donc nécessaire d’attribuer à chacun fréquence, canal et indicatif, le tout en laissant à l’ennemi le moins d’occasions d’en tirer des informations. C’est impossible sans de véritables spécialistes.

Le plus grand problème des terroristes, c’est le déficit d’officiers subalternes. Les commandants de bataillon, comme Lechy ou Botsman, ne manquent pas, mais il n’y a pas assez de chefs de section, de lieutenants et de capitaines de compagnie.

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Tout officier russe qui combat dans le Donbass souhaite être le premier de son détachement et aucun ne veut occuper un rang inférieur. Il est intéressant de remarquer le point suivant : la guerre dure depuis bientôt quatre mois, mais ces armées, qui se sont vite inventé des médailles et des drapeaux, n’ont toujours pas réussi à donner de grades et d’épaulettes à leurs officiers. Dans les interviews que donnent les terroristes, on ne voit que des commandants de bataillon, jamais d’officiers subalternes.

Dans la catégorie des combattants se trouvent les recrues qui ont déjà participé à des campagnes de guerre. Aucune académie militaire ne remplaçant l’habitude du feu, les balles qui sifflent et les mines qui explosent, la préférence des enrôleurs va à ceux qui ont été sur les points chauds de la planète (Tchétchénie, Géorgie, Serbie …) et non aux militaires de carrière, car ceux-là ne connaissent que la vie de garnison, les exercices sur polygone et, ce qui est sans doute le plus important, ils n’ont pas l’expérience de la torture et de l’assassinat. 

Si les candidat n’entrent dans aucune des deux catégories précédentes, qu’ils aient fait leur service ou non, qu’ils sachent ou non démonter une kalachnikov en 30 secondes, ils servent de chair à canon, et ce sont les plus nombreux, qu’ils soient ukrainiens ou venus de Russie.

Comme déjà dit, ils sont les moins payés et formés à la va-vite : on leur apprend juste à charger et nettoyer une arme, se servir d’une grenade, viser et tirer. Cette catégorie ne connaît pas de rotation, c’est un matériel bon marché qu’il coûterait trop cher d’exfiltrer.

L’expérience des premiers combats a montré que tout bataillon terroriste devait être composé de ces trois catégories. Des experts militaires russes considèrent que la proportion idéale est la suivante : 60/70% de chair à canon, 25/30% de combattants et 5/10% de spécialistes.

Les recruteurs, qu’ils se trouvent en Russie, en Crimée annexée ou en Ukraine, travaillent donc en fonction de cette formule.