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Diffusion en direct ici :

http://vk.com/video-2785866_170527245?list=48e98dcc7029526cbf

La nuit du 29 au 30 novembre 2013

Sergueï Radtchenko, un étudiant qui a passé 20 jours dans le coma après avoir été sauvagement battu par les forces de sécurité :

http://www.unian.net/politics/1015132-k-pervoy-zachistke-maydana-v-noch-na-30-noyabrya-siloviki-gotovilis-neskolko-dney.html

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«Bien avant cette nuit, on a senti que quelque chose se préparait. Ils avaient rétréci le périmètre de Maïdan, prétendument pour préparer l’installation du sapin de Noël. De plus, dès le 27 novembre, des Berkouts et des miliciens avaient pris leurs quartiers dans la rue Grouchevskaïa. Et le 29, vers 21 heures, la députée Irina Guerachenko est venue nous dire qu’ils semblaient préparer quelque chose. Nous, on chantait, certains préparaient des sandwiches, il n’y avait aucune violence, on ne cassait rien. On avait froid … Et soudain, il était quatre heures du matin, les berkouts se sont précipités sur la place de quatre côtés à la fois et nous ont encerclés, les matraques à la main. Sans prévenir, sans nous prier de quitter les lieux. Ils venaient pour frapper.»

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Sergueï Gorbatyouk, responsable d’un des comités d’enquête :

http://www.unian.net/politics/1015137-gpu-studentov-na-maydane-v-noch-s-29-na-30-noyabrya-proshlogo-goda-izbivali-boytsyi-berkuta-iz-kieva-sum-poltavyi-i-cherkass.html

«L’enquête a montré que les forces de sécurité étaient cette nuit-là au nombre de 1.500 sur Maïdan et dans les rues voisines. 390 Berkouts ont participé au « nettoyage » de la place, 300 basés à Kiev, les autres venus de Soumy, Poltava et Tcherkassy. Ce sont ceux des premiers rangs, une trentaine, qui frappaient les étudiants. On connaît maintenant leur identité, mais les victimes sont incapables de désigner avec certitude celui ou ceux qui leur portaient des coups. Au cours des interrogatoires, les Berkouts nient avoir fait acte de violence. Et leurs collègues se refusent à témoigner contre eux. Mais nous ne renonçons pas, l’enquête se poursuit. Quant à ceux qui ont donné les ordres, trois d’entre eux (Klouïev, Koryak et Fedtchouk) sont actuellement recherchés par la police, seuls Popov et Marinenko se trouvent encore à Kiev. Mais ils nient être coupables de quoi que ce soit.»

30 NOVEMBRE 2013

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Une partie des manifestants réussit à s'échapper en courant dans les rues qui mènent aux places Sainte Sophie et Saint Michel. Les Berkouts n'arrivent pas à les rattraper à cause de leur lourd équipement. Sur la place Saint Michel, un moine invite les étudiants à venir se réfugier dans le monastère, ils sont une centaine. Au matin, des Kieviens leur apportent des vêtements chauds et de la nourriture. Quand des policiers veulent pénétrer sur le territoire du monastère, les moines leur en interdisent l'entrée. Dans la journée, le chef de la police déclare : "Ils gênaient l'installation du sapin de Noël, il n'y avait pas d'autre solution." Bilan officiel : 37 arrestations, plus de 70 blessés. Mais il y a de nombreux disparus. D'après la rumeur, la police aurait emmené des corps sans vie vers une destination inconnue.  Plusieurs membres de l'opposition rendent visite aux étudiants barricadés dans le monastère. Ils sont reçus fraîchement. L'un d'eux leur demande : "Pourquoi n'étiez-vous pas avec nous sur Maïdan, cette nuit ?"

Récit de la journée sur Gromadske.tv : 

http://www.youtube.com/watch?v=pQXBM6S-oQk

Télévision allemande : 

https://www.youtube.com/watch?v=2ZCQdlthEjk

Radio Svoboda : 

http://www.youtube.com/watch?v=yhkt3T5TNJg

TSN : 

http://www.youtube.com/watch?v=yhkt3T5TNJg

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