stepova

Voici donc la traduction promise d’une interview d’Olena Stepova, célèbre blogueuse ukrainienne vivant dans l’oblast de Lougansk. Elle répond aux questions du site d’information « Gordon ».

http://gordonua.com/news/war/Bloger-Stepovaya-Farion-vzorvala-Donbass-kak-bombu-Krov-detey-Donbassa-na-ee-rukah-55166.html

Les événement dont tu parles dans ton blog, c’est de la littérature ou un journal personnel ?

Quand j’ai commencé à écrire au sujet de l’opération antiterroriste, c’était comme des notes documentaires, des observations personnelles. Il ne s’agissait pas de l’Ukraine ou de la région de Lougansk et de Donetsk, j’y parlais de mon entourage, des gens que je connais personnellement, qui ont perdu la vie ou ont survécu.

Comment ont réagi les gens du coin, les séparatistes ? Ont-ils cherché à savoir qui se cachait derrière le pseudonyme « Olena Stepova » ?

Mes récits ont provoqué leur fureur. Ils ont vite découvert que c’était moi, car mon parrain m’a dénoncée. Un homme intelligent et qui s’y entend en électronique. Et puis tout d’un coup, il a basculé dans la religion et est devenu un orthodoxe fanatique.

sverdlovsk

Comment expliquer cette transformation ?

Il y a deux ans, la rumeur s’est répandue qu’on allait changer les lois sur la famille : «  on va vous enlever vos enfants et ils partiront en Occident, là où les familles torturent les enfants adoptés ». C’est l’église locale qui faisait courir ces bruits, celle qui dépend du patriarcat de Moscou, elle envoyait des groupes de pleureuses professionnelles se lamenter dans les rues et quêter de l’argent en vue de combattre ces lois « iniques ». Mon parrain y a cru, n’écoutant pas ceux qui lui disaient qu’il n’y avait aucun projet de ce genre à la Rada. Il a été un des premiers à rejoindre les insurgés, et la Russie est devenue pour lui le seul rempart contre les ennemis de l’orthodoxie. Après ça, nos familles ont cessé de se voir car nos rencontres se terminaient par des disputes.  A chaque fois qu’il lisait mon dernier article sur Facebook, il me téléphonait pour me dire que je n’avais pas le droit d’écrire de telles choses. Et puis un jour il est allé à la Kommandantur (*NDLT : c’est le terme qu’elle emploie) et il m’a dénoncée. Mais à Sverdlovsk on me connaît comme quelqu’un qui a toujours défendu les droits des citoyens, c’est moi qui ai aidé 90% des mineurs à remplir les formulaires pour obtenir leurs retraites. Bref, la population m’a défendue.

Dieu merci, les séparatistes ne t’ont pas battue …

Un peu quand même, mais pas trop. Désormais, je ne vois plus mon parrain et on ne parle plus de sa trahison dans notre famille. Quand la faim a commencé à se faire sentir dans notre ville, il s’est débrouillé pour se faire envoyer des colis de nourriture depuis l’Ukraine non-occupée, il est même allé à Kharkiv avec sa femme pour se faire enregistrer comme père de famille nombreuse et obtenir une aide matérielle. Résultat : il court avec sa kalachnikov en criant « vive la Russie ! » et il vit avec l’argent des « Ukrops ».

Qui t’a aidée à publier le livre où tu as rassemblé tous ces écrits ?

La romancière Ludmila Oulitskaïa. A un moment, en signe de protestation, j’avais voulu n’écrire qu’en ukrainien, mais j’avais beaucoup de Russes hystériques parmi mes lecteurs et j’ai compris que telle était ma mission : leur apprendre ce qui se passe chez nous.

carte

Les Russes lisent tes billets ?

Et même plus activement que mes compatriotes ! Ils commentent avec agressivité et ne m’épargnent pas leurs insultes. Et puis un jour la responsable du « fan-club » de Ludmila Oulitskaïa, Ludmila Soum, m’a écrit pour me dire que la romancière avait découvert mes textes. Elle était sidérée qu’il existe un autre Sverdlovsk que le Sverdlovsk de l’Oural, celui qui est redevenu Ekaterinenbourg en 1991. Elle trouvait aussi que ma manière d’écrire était proche de son propre style : « c’est vivant, comme au cinéma » m’a-t-elle écrit. Elle a immédiatement cherché à m’aider, des Russes ont rassemblé des colis qu’ils transmettaient au poste-frontière de Goukovo. Quant au « fan-club », il a réuni des fonds pour faire imprimer mon livre. Il a été tiré à 1.000 exemplaires et la maison d’édition « L’esprit et la Lettre » en a fait la maquette. Pour mon deuxième livre, qui concerne la vie pendant l’ATO, ce sont mes amis sur Facebook qui se sont cotisés.

garde frontière

Pourquoi as-tu choisi d’écrire sur la guerre ?

A partir de juillet, quand la situation est devenue catastrophique, on a tous cherché à comprendre comment on avait pu en arriver là, on se disait que si on trouvait la cause première, on pourrait arrêter cette horreur. On s’est mis à chercher des explications dans le passé. Mais il ne fallait pas remonter bien loin … Comme nous avons été aveugles ! Juste un exemple : en 2010, ma fille rentre de l’école, on a distribué aux élèves des cadeaux pour la rentrée, offerts par le Parti des Régions. Une règle, un stylo, un cahier de textes. J’y découvre une carte de l’Ukraine où manquent les oblasts de Lougansk et de Donetsk. Sur le coup, j’ai pensé à un problème d’impression. On en a ri, les enfants ont rajouté à la main les oblasts manquants et indiqué avec des points les deux capitales régionales. Oui, on a ri, alors qu’il aurait fallu pleurer ! Il y a eu beaucoup d’autres signes, auxquels à l’époque on n’a pas accordé d’attention. Sverdlovsk est une ville-frontière qui a toujours vécu grâce à la contrebande. A la fin de cet hiver, le flot se tarit pendant quelques temps. Et soudain, à la veille du 8 mars, les bijoutiers de la ville pensent devenir fous : ils reçoivent de la part des douaniers et des gardes-frontières des commandes faramineuses pour des bijoux en or de toutes sortes pour leurs femmes et leurs maîtresses. D’où leur venait donc cet argent, puisqu’il n’y avait apparemment plus de contrebande sur laquelle prendre un pourcentage ? En juin, un insurgé m’a expliqué ce qui s’était passé : les canaux de contrebande avaient été utilisés pour faire pénétrer des armes dans l’oblast et les forces de sécurité ukrainiennes avaient été généreusement récompensées.

Qu’est-il arrivé par la suite à ces militaires et fonctionnaires qui avaient pratiquement trahi leur pays ?

Il y a eu une rotation des effectifs, ils servent maintenant dans d’autres régions de l’Ukraine.

 

panneau

Toi qui as vécu ces évènements de l’intérieur, est-ce que tu comprends pourquoi cette idée de partition de l’Ukraine s’est ainsi emparée des esprits dans le Donbass ?

Cela a surtout marché là où régnait la pauvreté. Sniejnoïe et Torez,  l’obscurité, la poussière, la vie à la soviétique, Antratsyt, le dénuement total, un taux de chômage record, et maintenant le camp de base de la cosaquerie. Les habitants de ces villes n’ont vu aucun progrès pendant des dizaines d’années : routes défoncées, écoles tombant en ruine, mineurs s’abimant la santé pour faire survivre leurs familles et payer des études à leurs enfants pour qu’eux au moins puissent s’en sortir et quitter la région. Oui, les sentiments prorusses étaient très fort dans ces villes sinistrées et c’est pourquoi les gens y ont accueilli les cosaques comme des libérateurs. Aucune idéologie ne les a poussés à rejoindre la rébellion, leurs motivations, c’était du saucisson, des salaires décents et de la stabilité. Ils n’ont pas suivi un idéal, ils ont écouté la voix de la misère. Ajoutez à cela la télévision régionale diffusant les chaines russes qui leur font miroiter l’illusion d’appartenir à un grand empire et montrent en boucle les « exploits » sportifs de Poutine. Les habitants du Donbass, habités par un sentiment d’infériorité et souvent méprisés par le reste de l’Ukraine, ont cru que la Russie, elle, avait besoin d’eux, surtout après l’annexion de la Crimée. Ils imaginaient déjà la suite : référendum, soldats russes, rattachement à la Russie, salaires et saucissons.

farion

Qui a mis en scène la rébellion ?

Le Parti des Régions avec l’aide du Kremlin et aussi Irina Farion (*NDLT : c'est une ultra nationaliste fanatique du parti Svoboda. Exemple du genre de discours qu’elle tient avec cette vidéo d’octobre 2014 sous-titrée en français :

https://www.youtube.com/watch?v=2O5ny9OS6v0#t=13

Elle a fait plus qu’irriter le Donbass, elle l’a fait exploser comme une bombe. Farion a le sang des enfants du Donbass sur ses mains.

S’il n’y avait pas eu ses invectives au printemps contre les habitants du Donbass, la réaction dans la région aurait été plus modérée ?

On n’a pas le droit d’insulter une partie de son peuple et de le traiter en ennemi, comme l’a fait Farion. C’est vrai, je m’exprime en russe, en suis-je moins ukrainienne pour cela ? Moi aussi, je suis nationaliste et je considère que l’Ukraine est un état souverain avec un grand potentiel de développement industriel et culturel. Ce Donbass, qui a donné à l’Ukraine l’artiste-peintre Tania Konoval ou le poète Ivan Nizovoï, comment peut-elle dire que ce n’est qu’un troupeau de bêtes ? Les médias russes n’arrêtaient pas de montrer ses interventions comme exemple du fascisme qui régnait en Ukraine. Quand je pense qu’aucun député de la Rada ne l’a fait taire en lui rappelant que c’était son propre peuple qu’elle offensait !

statue mineurs

Comment s’est développée la rébellion dans ta ville ?

A Sverdlovsk, il y a eu beaucoup moins de gens soutenant le séparatisme qu’à Antratsyt ou Gorlovka. En effet, dans les années 90, au plus fort du chômage, beaucoup de nos mineurs sont partis travailler en Russie. La frontière à Goukovo n’est qu’à 15 minutes en voiture. Quand les troubles ont commencé au printemps, ces mineurs ont été les premiers à dire : « Vous n’êtes que des débiles ! Etes-vous seulement allés déjà en Russie ? Y avez-vous travaillé ? Nous oui, et on nous traitait comme des moins que rien, on nous donnait les taches les plus dures et les plus dangereuses et on nous payait moins que les locaux. Pour eux, on était toujours les mangeurs de lard, les péquenots. En plus, les entreprises là-bas sont encore en plus mauvais état que chez nous, en Russie ils n’ont rien modernisé, alors qu’en Ukraine on a des machines importées du Japon. » Parce qu’ils connaissaient la situation réelle en Russie, ils ont été moins sensibles aux appels à l’insurrection. Dans une brigade de 250 mineurs, par exemple, seuls 8 ont pris les armes.

magasin

En plus des mineurs, il y avait aussi nos commerçants dont la clientèle était essentiellement russe, à cause de la proximité de notre ville avec la frontière. Le jour de la paie, les Russes téléphonaient pour passer commande dans nos magasins et ils repartaient avec des cartons pleins de produits alimentaires. Ils achetaient tout : les chaussettes et les collants de Roubèjnoïe, les saucisses de Rovno, le beurre de Poltava, les confiseries Roshen et je ne vous parle pas de la bière et de la vodka. C’est que c’est moins cher chez nous et de meilleure qualité que dans le « pays frère ». Je le sais personnellement car, lorsque les séparatistes ont interdit aux commerçants de se réapprovisionner à Kharkov et que les étagères se sont vidées, on a été obligés d’aller faire nos courses en Russie. On a ainsi fait connaissance avec les macaronis russes, le dentifrice russe qui laisse un mauvais goût dans la bouche, la lessive russe qui dépose des taches grisâtres sur les vêtements après lavage et provoque des allergies. Parmi ceux qui avaient « tâté » de la Russie, il y avait aussi bien sûr nos médecins, opticiens et dentistes, dont la majorité des patients traversaient la frontière pour venir se soigner à Sverdlovsk : les plombages étant meilleur marché chez nous (250 grivna contre plus de 100 dollars en Russie) nombre de Russes venaient se faire soigner chez nous. Avant la guerre, il y avait en ville plus de 50 cabinets dentistes et cliniques de stomatologie.

journal

Qui est à l'origine des premières manifestations séparatistes ?

Aux meetings, il n’y avait que des petites grand-mères, des ivrognes, des marginaux, des grosses bonnes femmes qui buvaient de la vodka au goulot. Pour une ville de 72.000 habitants, ils ne parvenaient à réunir sur la place centrale que 500 personnes. Cela commençait généralement par un discours du maire à la gloire de Poutine et du « monde russe » et ça se terminait par des slogans et des cris de colère contre ce même maire qui ne faisait rien pour la ville. Mais voilà, un beau jour on a cessé de recevoir les chaines ukrainiennes. Il n’y avait plus que les russes. Comme à l’époque soviétique, les haut-parleurs ne cessaient de diffuser dans les rues des nouvelles de la « Grande Russie » et les journaux locaux ont commencé une campagne de provocation, avec des gros titres du genre : « Le gouvernement ukrainien supprime les retraites des mineurs ! », « La famine menace en Ukraine ! ». Ceux qui ont véritablement semé la panique et amplifié les sentiments anti-ukrainiens, ce sont les autorités municipales, le Parti Communiste, les agitateurs du Parti des Régions et les directeurs des mines et entreprises qui appartiennent à Akhmetov. Ils racontaient à leurs personnels que l’oligarque Igor Kolomoïski avait formé et armé un bataillon pour dépouiller les mineurs de leurs biens, car « en Ukraine occidentale la misère règne » et ils demandaient aux mineurs de prendre les armes pour protéger leurs mines.

 

lenine

Les « boïeviki » (combattants) y croient encore, à ces racontars ?

Il n’y en a plus, ils ont presque tous péri. N’ont survécu que les plus rusés, ceux qui ne se battaient pas et se contentaient d’enrôler de nouvelles recrues. Un jour le bruit a couru dans les mines que le Secteur Droit était en ville et allait démonter le monument du « Grand Leader ». Les mineurs se sont précipités sur la place centrale pour y découvrir des inconnus éméchés en tenues de camouflage, buvant et se soulageant sur le gazon et le piédestal de Lénine. Ça ne pouvait être que le Secteur Droit ! Les mineurs leur ont donc cassé la gueule, les ont fourrés dans des autobus et envoyés au diable. En fait, c’était des cosaques russes qui venaient d’arriver dans le Donbass pour le protéger du Secteur Droit.

 

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La rébellion séparatiste aurait-elle pu être tuée dans l’œuf ?

Oui, les premiers insurgés ont reconnu plus tard que sans la Russie et ses armes, tout se serait terminé rapidement. Au début, ils n’avaient guère que des rubans de Saint Georges et des gourdins. Et puis on leur a distribué des pistolets et des fusils. Il suffisait de montrer une photocopie de son passeport et on se retrouvait enrôlé dans les rangs des boïevikis. Ensuite la Russie a fait entrer dans le Donbass des tenues de camouflage et des armes lourdes.

 

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A quel moment as-tu compris quel était le rôle de la Russie dans ce conflit ?

On ne savait pas au début d’où venaient les tirs qui s’abattaient sur la ville et les villages aux alentours. Mais des parents et des connaissances qui vivent du côté russe ont commencé à nous téléphoner ou à écrire sur le réseau social « odnoklassniki » (*NDLT : équivalent de « copains d’avant ») pour nous prévenir que des militaires russes installaient des Grad sur tel ou tel terril et les pointaient dans telle ou telle direction. Combien de vies ces braves gens russes n’ont-ils pas sauvées en nous alertant ainsi ! Au poste-frontière de Goukovo, tout le monde sait que la Russie fait la guerre à l’Ukraine. Quand j’y passais pour faire des courses, les habitants me disaient, apprenant que j’étais ukrainienne : « Nous prions pour vous, on entend comme on vous assassine, ce sont les nôtres qui vous tirent dessus. »

A Goukovo, ils soutiennent majoritairement la politique du Kremlin ?

Pas du tout. Au début du mouvement séparatiste ils nous disaient : « Mais pourquoi vouloir rejoindre la Russie ? Vous vivez tellement mieux que chez nous ! » Maintenant ils sont envahis de réfugiés prorusses qui revendent l’aide humanitaire sur le marché de Goukovo et achètent de la vodka avec le produit de leurs ventes.

 

russes

Un calme relatif règne à Sverdlovsk, les combats sont devenus sporadiques. Comment vivent les habitants aujourd’hui ?

Dans la partie occupée de l’Ukraine, les gens commencent à prendre conscience de la véritable catastrophe qui leur est arrivée. Ceux qui vivaient dans une euphorie pro-russe se réveillent peu à peu. Ils posent des questions aux cosaques, aux séparatistes, à la Kommandantur : « Vous aviez promis que tous on vivrait mieux, mais il n’y a que vous et vos familles qui vivent mieux, les autres souffrent de la faim, les gens meurent, les vieillards se pendent. Qu’est-ce qui va se passer après ? Pourquoi ça a échoué ? »

 

terril

Olena, tes compatriotes pro-russes se sentent-ils responsables de ce qui est arrivé ? Comprennent-ils que rien de tout cela ne se serait produit s’ils n’avaient pas demandé eux-mêmes l’intervention de l’armée russe ?

Non, ils n’en ont pas conscience. Ceux qui sont complètement aveuglés par la propagande, c’est la minorité, accusent l’Ukraine, Porochenko, Obama, l’Europe, les Noirs qui les attaquent avec leurs tanks. Les autres disent, et c’est le plus grand nombre : « C’est Poutine le coupable. Ce salopard nous avait promis en mai de nous rattacher à la Russie. Pourquoi ne nous paie-t-il pas nos salaires et nos retraites ? » Voilà ce qu’ils disent, alors que personne n’a entendu Poutine faire de telles promesses …

Cette perception déformée de la réalité n’existe que dans le Donbass ?

Hélas, non ! A Kiev aussi j’entends des racontars sur le Donbass, les gens d’ici n’ont pas une vision réelle de ce qui s’y passe. Le fait de ne plus payer les pensions ne fait ni chaud ni froid aux séparatistes, ce sont les plus pauvres, les vieux et les invalides qui en souffrent. Les boïevikis continuent à toucher leur argent à la Caisse d’Epargne de Russie et les mineurs qui travaillent pour Akhmetov à la PBIU (Première Banque Internationale Ukrainienne).

11 DECEMBRE 2013

 

barricades

Maïdan a tenu. Dès le matin, les manifestants remontent les barricades abattues dans la nuit et les fortifient avec des sacs remplis de neige glacée. Il fait -10° aujourd'hui.

 

Ianoukovitch

Ianoukovitch a parlé à la télévision, Azarov aussi : ce dernier promet que jamais la violence ne sera utilisée contre les manifestants ... Ashton et Nuland sont à Kiev.

 

mairie

A la mairie de la ville, qui sert d'abri et de lieu de repos pour les manifestants, les activistes projettent avec une lance de l'eau glacée sur les cars de policiers pour les dissuader de prendre le bâtiment d'assaut.

 

lance

 

 

 

berkout

Les Berkouts sont toujours postés dans la rue Grouchevskaïa. Maïdan se prépare à passer une nouvelle nuit, en espérant qu'il n"y aura pas une nouvelle attaque à 4 heures du matin ... et que le temps ne va pas trop se radoucir car c'en serait fini alors des barricades, certaines  hautes de plus de 4 mètres qui protègent maintenant la place.

Récit de la journée sur TSN : 

 

https://www.youtube.com/watch?v=2IZ0WIR9tBU