Voici une déclaration qu'ont signée une centaine de descendants de nobles russes exilés en Occident après 1917. L'auteur de cette initiative est le prince Dimitri Schakhovskoy, qui vit actuellement à Paris. Quelle est donc la position de cette aristocratique diaspora sur les évènements en Ukraine ? La même que celle de Poutine et de sa bande de tchékistes.

Dans le commentaire qui suit le texte de la déclaration, Dimitri Schakovskoy déclare : "Le rattachement à la Russie de la Crimée, qui n'avait jamais cessé d'être russe, fut une immense joie pour nous. Mais quelle déception de constater que certains ne partageaient pas notre bonheur ! C'est alors que nous avons compris l'ampleur de la propagande antirusse et de la désinformation dont sont victimes non seulement les Français, mais également les Russes émigrés. Nous voulons, par cette initiative, contrecarrer les mensonges des médias occidentaux sur la crise ukrainienne. Nous comprenons la position de la Russie, car la ligne suivie par son président répond aux attentes de beaucoup d'entre nous. Nous qui avons été élevés dans le respect du glorieux passé de la Russie, nous saluons sa politique de résurrection de la Sainte Russie."

Bon, inutile de demander aux signataires de cette déclaration (vous trouverez leurs noms et leurs pays de résidence ici, avec l'original en russe de la déclaration : http://www.rg.ru/2014/12/25/pismo.html ) pourquoi ils ne rejoignent pas leur patrie historique, j'imagine qu'il est difficile de choisir entre la mangeoire et le râtelier ...

Solidaires de la Russie à l’heure de la tragédie ukrainienne

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Depuis bientôt un an, les événements d’Ukraine interpellent chacun de nous, descendants de l’émigration blanche, d’autant plus que nos origines nous donnent accès à une information diversifiée, contrairement à la majorité des gens qui nous entourent. La connaissance d’un passé proche, celui de la Russie d’avant 1917, nous donne la possibilité, et le devoir, de dénoncer les falsifications historiques patentes qui ont conduit au drame actuel en Ukraine.

Devant l’aggravation des tensions, dans le Donbass comme dans les relations internationales, une conclusion s’impose : l’hostilité agressive déployée aujourd’hui contre la Russie n’a rien de rationnel. La politique du « deux poids, deux mesures » a dépassé toutes les bornes. La Russie est accusée de tous les crimes, sans preuve, coupable a priori, tandis que d’autres pays bénéficient d’une indulgence particulièrement révoltante, au regard des droits de l’homme notamment. 

Nous ne renonçons en rien à la défense des valeurs transmises par nos familles contraintes à l’exil après la révolution de 1917, ni à la dénonciation des crimes des bolcheviks et de leurs successeurs, ni à la promotion de la vérité historique sur ces années terribles. Mais ce n’est pas une raison pour admettre les calomnies qui se déversent, jour après jour, sur la Russie actuelle, ses dirigeants et son président, sanctionnés et vilipendés contre tout bon sens. Ce processus extravagant – autodestructeur pour les pays européens - donne des arguments sérieux à tous ceux qui y voient une volonté occidentale de contrecarrer le développement de la Russie, bien plus que de résoudre la crise ukrainienne. Attaquer systématiquement tout ce qui touche à la notion de « monde russe » est particulièrement ridicule : il s’agit d’une réalité historique, géographique, linguistique, culturelle et spirituelle, d’une haute civilisation qui a beaucoup donné au monde et dont nous sommes fiers. 

Nous ne pouvons pas non plus tolérer le honteux silence officiel et médiatique des pays européens sur les terribles bombardements de populations et d’infrastructures civiles effectués par l’armée ukrainienne dans le Donbass, soutenue par des milices arborant une symbolique nazie. Ce silence, pour les autorités de Kiev, équivaut à un véritable permis d’exterminer. Depuis des mois, des enfants et des vieillards meurent ou sont gravement blessés, des prisonniers sont torturés. Voilà maintenant que le gouvernement de Kiev a décrété un blocus intégral (gaz, électricité, trains, administrations et hôpitaux, retraites, salaires, médicaments…) pour mieux anéantir une région dont il proclame pourtant qu’elle fait partie intégrante de son territoire. Et comment ne pas dénoncer les violences commises par les partisans de Kiev contre l’Eglise orthodoxe russe en Ukraine - des prêtres menacés, contraints à la fuite ou même tués, une cinquantaine d’églises bombardées (vingt entièrement détruites), des fidèles persécutés. Où sont les valeurs européennes dans tout cela ?

Malgré leur rejet total de l’Union soviétique, nos parents et grands-parents ont été bouleversés par les souffrances du peuple russe lors de la Deuxième guerre mondiale. A notre tour, nous refusons l’indifférence et le silence – devant l’extermination programmée des populations du Donbass, la russophobie délirante, l’hypocrisie de procédés totalement contraires aux intérêts d’une Europe qui nous est chère. Nous voulons espérer que les pays qui ont accueilli nos familles retrouveront bientôt la voie de la raison et de l’objectivité.

Dimitri et Tamara SCHAKHOVSKOY
Paris, le 26 novembre 2014

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(Dimitri Schakhovskoy lors d'un voyage en Crimée)

Une petite histoire drôle pour contrebalancer tout ce fatras ?

La scène se passe dans une école de Donetsk. 

L'instituteur : Je m'appelle Dimitri Ivanovitch, je suis novorussien. Vous vous levez chacun à votre tour et vous vous présentez comme je viens de le faire.

- Je m'appelle Macha, je suis novorussienne.

- Je m'appelle Vova, je suis novorussien.

- Je m'appelle Vassia, je suis ukrainien.

L'instituteur : Comment ça, ukrainien ?

Vassia : Maman est ukrainienne, Papa est ukrainien, mes amis sont ukrainiens, donc je suis ukrainien.

L'instituteur : Vassia, mais si ta maman était une prostituée, ton papa un repris de justice et tes amis une bande de drogués, tu serais quoi, alors ?

Vassia : Dans ce cas-là, je serais novorussien aussi.

28 DECEMBRE 2013

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Un des agresseurs de Tetiana Tchornovil est arrêté, des activistes manifestent devant la résidence du procureur général Pchonka, Loutsenko est arrosé de peinture verte à Kharkiv, le pont Paton est décoré de rubans aux couleurs du drapeau ukrainien ...

Récit de cette journée sur TSN :

https://www.youtube.com/watch?v=bozWy_b4ttM

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Sapin de Noël sur le Kreschatik