La France, à son tour, soumise à une guerre hybride ? Suis-je la seule à me poser la question ? Je ne suis pas adepte des théories conspirationnistes, mais en additionnant l'incurie du gouvernement (qui de plus se permet d'inviter un mafieux russe interdit de séjour en Europe), l'activité frénétique d'un syndicat autrefois aux ordres de Moscou (et qui l'est peut-être encore), les idiots utiles, les parlementaires vendus et l'aveuglement de la plupart des médias, il me semble que notre pays se lougandise et se donbabouine... 

Pardon pour ce préambule hors-sujet...

En guise d'information, je me contenterai, pour le billet d'aujourd'hui, d'évoquer la décision du ministère russe de la défense de créer l'armée de la jeunesse. 

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« Dans un an ou deux, ils surveilleront nuit et jour les symptômes de non-orthodoxie. Presque tous les enfants étaient maintenant horribles. Le pire c’est qu’avec des organisations telles que celle des Espions, ils étaient systématiquement transformés en ingouvernables petits sauvages. Pourtant cela ne produisait chez eux aucune tendance à se révolter contre la discipline du Parti. Au contraire, ils adoraient le parti et tout ce qui s’y rapportait : les chansons, les processions, les bannières, les randonnées en bandes, les exercices avec des fusils factices, l’aboiement des slogans, le culte de Big Brother. C’était pour eux comme un jeu magnifique. Toute leur férocité était extériorisée contre les ennemis de l’État, contre les étrangers, les traîtres, les saboteurs, les criminels par la pensée. Il était presque normal que des gens de plus de trente ans aient peur de leurs propres enfants. Et ils avaient raison. Il se passait en effet rarement une semaine sans qu’un paragraphe du Times ne relatât comment un petit mouchard quelconque – « enfant héros », disait-on – avait, en écoutant aux portes, entendu une remarque compromettante et dénoncé ses parents à la Police de la Pensée. »

(Orwell, 1984, chapitre II)