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Irina Guérachenko, députée et représentante ukrainienne pour les accords de Minsk, a été retenue 3 heures au poste-frontière de Tchertkovo, il lui a ensuite été signifié qu’elle était interdite d’entrée en Russie jusqu’en 2021. 

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Vera Savtchenko est à Donetsk en dépit des risques qu'elle encourt : le comité d'enquête de Tchétchénie lui a rappelé qu'elle était toujours l'objet d'une plainte de la part du tribunal de Grozny, elle pourrait être interpelée à n'importe quel moment et conduite là-bas dans le cadre de l'enquête préliminaire.

Contrôle renforcé à l'entrée du tribunal de Donetsk : 

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Les figurants réquisitionnés par leur fac et amenés en bus à Donetsk manifestent contre Savtchenko : "Elle doit payer pour son crime". 

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Diffusion ici : https://www.youtube.com/watch?v=Uc_F4uBxgxk&feature=youtu.be

et ici : https://www.youtube.com/watch?v=iWMk-UyKd00#t=3738

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L’audience commence. Novikov est absent. Le juge Stépanenko déclare qu’il ne tolérera aucune interruption. Il énonce les articles de la loi en vertu desquels Nadia est incriminée et relit l'acte d'accusation, tel qu'il a été rédigé par les procureurs : assassinat, tentative d’assassinat (puisque l’un des journalistes est indemne) et franchissement illégal de la frontière. Motif de son crime : haine politique envers la population de la LNR. Suit une longue lecture du déroulement des faits tels qu'ils ont été fabriqués par le Comité d'enquête et ses sbires.

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En milieu de matinée, les médias russes font courir le bruit qu'elle est reconnue coupable de tous ses "crimes", alors qu'il ne s'agit que de la lecture des faits inventés par l'accusation et qu'à ce moment de l'audience les juges n'ont pas encore énoncé leur verdict : il leur reste encore à lire les faits tels qu'ils ont été présentés par la défense. C'est ce qu'explique ici Feygin devant la presse, lors de l'interruption pour le déjeuner. (Le juge n'a lu ce matin que 27 pages, il y en aurait encore plus d'une centaine....)

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Graham Phillips a filmé à l’entrée du tribunal l’arrivée des proches de Nadia, les empêchant de passer s’ils ne répondaient pas à sa question : « Elle ne vous fait pas honte ? Hein ? Dites qu’elle vous fait honte, dites-le ! » La police a dû intervenir à la demande de la famille de Nadia pour qu’il cesse son harcèlement. Il a néanmoins été admis à l’intérieur du tribunal, bien qu’un grand nombre de journalistes aient été refoulés à l’entrée. De l’avis des témoins, Phillips semble être sous l’emprise d'une drogue.  http://www.dialog.ua/news/81388_1458552293 Pendant la pause, il est allé voir les provocateurs réquisitionnés par leur administration et s'est joint à eux pour demander la condamnation la plus sévère possible pour Nadia :

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Quand l'audience reprend, Tségolko, le secrétaire de presse de Porochenko, se voit interdire l'entrée dans le tribunal, ainsi que toute la délégation des députés ukrainiens.

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Ont été également refoulés des journalistes d'Echo de Moscou, Dojd', TRK Mir, Kommersant, Mediazona, Interfax et  Open Russia. Il n'y aurait plus de places....

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Le juge décrète une interruption de 15 minutes et, comme à chaque fois, les Omon obligent les opérateurs à baisser immédiatement leurs caméras, car il ne faut surtout pas qu'ils filment les juges et les procureurs. On entend la voix de Nadia : « Merci à tous ceux qui sont venus me soutenir ! Ne restez pas debout, vous me faites de la peine, allez vous dégourdir les jambes. Il n’y a que moi qui ai obtenu le droit de rester assise. »

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Polozov : "Le chef de l'escorte policière a remis aux deux juges (ceux qui ne sont pas en train de lire) une enveloppe jaune. Ils ont lu son contenu avec attention, puis ont décrété cette interruption."

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"Le tribunal laisse entrer cinq activistes pro-Kremlin. Ils sont vêtus de tee-shirts sur lesquels sont imprimées des photos de Kornelyouk et de Volochine."

Quand l'audience reprend, au bout de 30 minutes, le juge accélère le rythme de sa lecture : Moscou a dû lui faire savoir qu'il fallait que le verdict soit annoncé demain au plus tard. Autre conséquence de l'enveloppe jaune : 

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Un député ukrainien : "Dans la crainte d'un scandale, ils ont autorisé la délégation ukrainienne et les diplomates à revenir dans la salle."

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Polozov : "Le juge lit maintenant les requêtes déposées par la défense, les dépositions de ses experts et de ses témoins : il a tout résumé en deux pages..."

Il passe à présent à la lecture des résultat des expertises médico-légales. 

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Meduza publie à l'instant une interview d'un séparatiste, nom de code Ilim. il dit être celui qui a capturé Nadia et l'a remise à Plotnitsky. Il déclare que cela s'est passé avant la mort des deux journalistes, mais qu'il n'a pas été interrogé par les enquêteurs, car "ils ne l'ont jamais convoqué". https://meduza.io/feature/2016/03/21/ya-ee-vzyal-i-lichno-peredal-plotnitskomu L'auteur de cet article étant Ilya Azar, un provocateur connu pour ses sentiments anti-ukrainiens, je pense que la parution de cette interview en plein milieu de l'énoncé du verdict s'apparente à une manoeuvre. Laquelle ? Je l'ignore.

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Le juge annonce à nouveau une pause, théoriquement de 10 minutes. En fait, elle en durera 40. Il est 18h15 (heure de Moscou), les audiences précédentes se terminaient en général vers 17 heures, mais le juge poursuit sa lecture. Il énumère à présent les pièces à convictions. Pendant ce temps, un flic vient inspecter la salle de presse avec son chien.

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C'est interminable !

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Il est 19 heures en Russie, le juge annonce que la lecture du verdict se poursuivra demain, à 8 heures (heure de France) soit une heure plus tôt que d'habitude.

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Plakhotnyouk, l'avocat ukrainien, constate que le juge, pour évoquer la culpabilité de Nadia, a utilisé des termes comme "elle aurait pu, il est possible que..." et  que le verdict n'est donc peut-être pas aussi prévisible qu'on le pense. Je vous quitte sur cette note optimiste, que je ne partage pas, et vous dis à demain.